Le parcours « Mensonge et comédie », associé au Menteur de Pierre Corneille au bac de français, explore les ressorts comiques du mensonge et leur fonction dramatique dans cette comédie du XVIIᵉ siècle.
Le mensonge est d'abord une formidable machine à rire. Dorante, jeune provincial fraîchement arrivé à Paris, invente des fables éblouissantes — une fête somptueuse qu'il n'a jamais donnée, des exploits guerriers qu'il n'a jamais accomplis — et chaque invention en appelle une autre, toujours plus audacieuse, pour rattraper la précédente. Quiproquos, méprises sur les identités, commentaires effarés du valet Cliton : la pièce tire du mensonge tous les effets du comique de situation et de mots.
Mais le mensonge a aussi une fonction dramatique plus profonde : il relance sans cesse l'action et interroge le théâtre lui-même. Car que fait Dorante, sinon ce que fait le dramaturge — inventer des histoires captivantes pour un public qui demande à être ébloui ? Le menteur virtuose devient ainsi une figure de l'artiste, et la comédie une réflexion en acte sur les pouvoirs de la fiction : mentir, sur scène, c'est aussi créer.
Pour la dissertation, ce parcours appelle des sujets sur les plaisirs de l'illusion, la parole créatrice et la frontière entre mensonge et fiction. S'entraîner avec les annales corrigées et discuter de la pièce avec Corneille sur ChatBac permet de nourrir ces réflexions d'exemples précis.