Parcours « Les romans de l'énergie : création et destruction » — La Peau de chagrin

Le parcours « Les romans de l'énergie : création et destruction », associé à La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac au bac de français, explore les thèmes de l'énergie créatrice et destructrice dans l'œuvre balzacienne.

L'énergie est au cœur du dispositif fantastique du roman : la peau de chagrin exauce tous les désirs de Raphaël de Valentin, mais chaque vœu la fait rétrécir — et raccourcit d'autant la vie de son possesseur. Le talisman rend ainsi visible une loi que Balzac place au centre de son œuvre : désirer, c'est dépenser sa force vitale. Vouloir et pouvoir consument ; l'existence humaine est un capital d'énergie que chacun brûle plus ou moins vite.

De là le double visage du parcours. Création : l'énergie est ce qui pousse à aimer, à écrire, à entreprendre, à conquérir Paris — elle est la puissance même de la vie et de l'ambition. Destruction : cette même force dévore ceux qu'elle anime, et le roman fait défiler les figures de la dépense — le jeu, l'orgie, la passion — face à celles de l'économie de soi, comme le vieil antiquaire qui a survécu en renonçant à désirer. Vivre intensément ou durer : tel est le dilemme que le roman transforme en machine tragique.

Pour la dissertation, ce parcours appelle des sujets sur le désir, la volonté et la consumation de soi. S'entraîner avec les annales corrigées et discuter du roman avec Balzac sur ChatBac permet d'appuyer ces analyses sur des scènes précises.